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.: [Pseudo] :. morrigan
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2 juillet 2009

Un petit stage formidable.

Classé dans : .:[ Blabla ]:., .:[ Découvertes ]:., .:[ Photo ]:. — morrigan @ 17:08

Enfin, je vous raconte un petit peu (dans les grandes lignes, parce que je me doute que pas grand-monde ici ne trouverait ça intéressant si je racontais vraiment tout) mon stage du week-end dernier à Marseille.

Donc voilà, nous avons été chez Pascal Bonneau (sans déconner allez faire un tour sur son site, c’est vraiment chouette ce qu’il fait, même si ce n’est pas un style à la mode) faire un stage de tirage (photo) au palladium.
Il fait également des tirages au platine et d’autres techniques alternatives à la photographie (donc non-argentique mais pas numérique, toujours en “papier”).
Pour info, pour ceux qui ne savent pas, la photographie telle qu’on la connaît est dite argentique car l’image est composée d’argent, de métal quoi (en gros hein). Mais il existe des techniques qui font apparaître des images sans la moindre particule d’argent.

Je dois dire que bien que j’y allais avec grand plaisir, j’étais loin de me douter que ça me plairait à ce point.
Je pense que c’est dû à un mélange de tout ce que j’ai vu là-bas : des images qui m’ont plu, les techniques en elles-mêmes, et le personnage de Pascal.

Ce mec est génial, passionné et modeste (dans la conversation il nous a dit qu’il avait tiré les photos de Cartier-Bresson, de Doisneau et j’en passe d’aussi célèbres, mais il ne s’est pas attardé dessus, c’était son travail et il n’a jamais été vantard alors qu’il aurait largement pu), gentil, intéressant et généreux. Non, je ne suis pas amoureuse de lui.
Mais il a été vraiment fabuleux, il nous a appris des tas de choses, et même d’autres techniques pour lesquelles nous n’étions pas venus. Il m’a appris comment développer parfaitement un film argentique (des petits trucs qui ne s’apprennent qu’avec l’expérience), comment faire des tirages à la gomme bichromatée (cet article est merdique, mais si ça vous intéresse je peux vous expliquer un peu ce que c’est)  avec toutes les formules chimiques que je dois employer, et des tas d’autres choses. En plus d’une explication et démonstration parfaitement complètes des tirages au palladium.

Il nous a donné des tas de formules, de liens, d’adresses, de noms et de noms de produits qu’il aurait pu garder pour lui, il nous a même donné un peu de produits pour qu’on teste le développement à la pyrocatéchine comme lui. J’ai halluciné quand je l’ai vu préparer les flacons pour nous.

Et puis quand on discutait (l’inconvénient du palladium, c’est que c’est très long à préparer, entre le temps de séchage du papier -qu’on émulsionne nous-mêmes ! c’est pas du papier photo acheté-, l’insolation et tous les bains de développement, on en a pour une heure à chaque fois qu’on fait un test, contre 5mn en argentique), on avait beau parler de plein de choses, on en revenait toujours à la photo. Et ça, c’est chouette, de voir comme quelqu’un peut être habité par sa passion et toujours y revenir sans qu’on s’en rende compte et sans que ça devienne chiant.
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, même si j’étais terriblement fatiguée et que le second jour j’ai bien failli m’endormir sur les papiers (chaleur, voyage… j’ai horreur de ça)

Enfin voilà, c’était vraiment super.
Je vous le redis, allez faire un tour sur son site, même si vous n’êtes pas sensibles à ses images, c’est vraiment passionnant ce qu’il fait (mais je conçois que pour un non-photographe ça ait l’air d’être simplement des photos noir et blanc teintées sous photoshop… je précise que ce n’est pas le cas !)

Et quant à moi, j’ai énormément retiré de ce stage et de ces deux jours passés en sa compagnie.
Je vais sérieusement m’y mettre, j’ai adoré non seulement l’effet produit mais toute la démarche, de A à Z (de la création de l’émulsion jusqu’au lavage précautionneux) pour arriver à faire ça.
Je vais faire mes développements comme il me l’a conseillé, avec ses produits et sa technique, pour avoir de magnifiques négatifs qui seront vraiment utilisables à 100% de leur potentiel.
Je vais me mettre à la gomme bichromatée, ça fait tellement longtemps que j’avais envie mais sans oser me lancer.

Bref, je vais essayer plein de trucs, et peut-être même que je vous montrerai.

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30 juin 2009

Karma de merde, morrigan à votre écoute?

Classé dans : .:[ Blabla ]:. — morrigan @ 7:50

Vous allez finir par croire que j’invente.

Le retour de mon merveilleux petit week-end à Marseille (promis je vous raconte demain) s’est déroulé… comme j’aurai pu l’attendre, moi, détentrice d’un putain de karma merdique (sans déconner je dois être la réincarnation d’un sacré dictateur quand même parce qu’avec tout ce que je charge…).

Déjà, pas de clim dans le train (en 1° hein). Bon, à la limite, ça peut passer, mais 5h de train sans la clim alors qu’il fait en moyenne 40°C dehors (et sensiblement tout autant à l’intérieur), c’est moyen, surtout quand on a du mal à supporter la chaleur (dois-je dire que c’est mon cas?).
Heureusement les contrôleurs ont déverrouillé les fenêtres (1h avant l’arrivée, sic.) et on a pu un peu respirer.

Mais !
Outre le dealer de chiots dans le bus (et la mère des petits complètement affolée qui hurlait à la mort dans le-dit bus) et les passagers très aimables qui te fusillent du regard parce que tu as deux valises mais que tu t’écrases contre la vitre pour gêner le moins possible au moment où ils aimeraient bien avoir 50cm d’espace vide autour d’eux (à 19h, c’est l’horaire le plus adapté pour voyager tranquille hein), au moins, la ventilation (c’est pas de la clim à ce stade-là) marchait.
Ouf.

Sauf qu’arrivés au terminus, où j’avais laissé ma voiture bien au milieu du parking, bien en vue justement en me disant que si des petits cons avaient envie de faire un casse sur une voiture, ils ne le feraient pas sur celle qui est super visible au milieu.
Ben si.

En 3 jours, j’ai réussi à me faire piquer une roue de ma voiture. Normal.
C’est trop compliqué d’aller à la casse et d’acheter une roue de twingo (ce qui doit valoir même pas 30€) quand on a besoin de changer la sienne. C’est tellement plus malin et sympa d’aller piquer la roue d’une autre voiture qui n’a rien demandé.

Donc voilà, ce matin, au lieu de profiter encore de mon super week-end, de bosser et de remettre au propre les notes que j’ai prises, je dois aller péter au commissariat faire une déclaration de vol et dégradation, à la casse acheter une roue et des boulons (bah oui, forcément ils se sont barrés avec), au garage qui m’a remorquée récupérer ma voiture et à un autre garage plus près de chez moi pour faire changer les pneus (eh oui du coup, ce ne sont plus les mêmes… mais heureusement je devais déjà changer les pneus arrière, donc dans un sens c’est pas plus mal, même si je voulais attendre le mois prochain).

Ô joie.

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26 juin 2009

Une petite pensée.

Classé dans : .:[ ... ]:. — morrigan @ 10:18

Non, en fait, une énorme.

Ca ne sert à rien, mais je m’en fous.

Je viens d’apprendre le décès de la personne que j’admire depuis le plus longtemps, Michaël Jackson.

Et ça fait mal, même si bien entendu ça reste une idole, pas quelqu’un que je connais personnellement, donc bien évidemment ça me touche mais on s’en remettra hein.
Mais merde quoi, je réalise pas en fait.

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Marseille, me voilà !

Classé dans : .:[ Blabla ]:. — morrigan @ 8:10

Juste un petit article pour vous dire que je pars cet après-midi passer un week-end de trois jours à Marseille.

Pas (seulement) pour le plaisir vu que je vais faire un stage de tirage au Palladium (mais si, avouez que ça vous parle !), j’ai super hâte.

Donc voilà, à mardi (je doute me connecter lundi en rentrant) !

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25 juin 2009

Mother Fucker.

Classé dans : .:[ Blabla ]:., .:[ Découvertes ]:. — morrigan @ 7:51

Non, je ne suis pas prise d’un élan de hargne envers et contre tous (quoique).

Simplement hier, mon  ami S. m’a traînée voir le nouveau spectacle de Florence Foresti.
Oui oui, moi, la nana qui ne supporte pas les humoristes. Mais disons qu’elle, c’est la seule qui me fait (parfois) rire.
Donc outre le fait que nous étions merveilleusement bien entourés (la voisine de mon ami qui a flatulé dès son entrée en salle, mon voisin qui devait avoir un toc, à savoir tapoter sa bouteille d’eau vide contre tout et n’importe quoi, mais surtout tout le temps, les pseudo-racailles albigeoises -ah oui nous étions pour l’occasion allés jusqu’à Albi- qui n’ont visiblement compris que le sketch des SMS, et une fan de Fran Fine devant nous qui nous a empêchés de savourer le délicieux pantalon de Foresti), je dois le reconnaître, j’ai ri.

Bon mais j’ai ri certes, mais pas tout le temps. Bah oui, faut pas déconner non plus, je rappelle que j’ai une sainte horreur des humoristes.
Non, disons que j’ai trouvé le démarrage très très long.
Presque une demie-heure sur “j’ai eu un bébé et ça a changé ma vie”. Non non non je vous arrête tout de suite, ce n’est pas le fait qu’elle ait fait un sketch sur la grossesse/les bébés/les enfants qui m’a déplu, au contraire ses sketches précédents sur ce sujet me font rire. Non, c’est le fait que c’était… mou. Pas vraiment de rythme, un petit cri de temps en temps pour faire réagir le public et beaucoup de blabla qui m’a laissée dubitative.
Mais encore une fois je ne suis pas la meilleure placée pour critiquer un spectacle drôle, et peut-être (sûrement) que le public Albigeois n’est pas le plus réceptif qu’il lui ait été donné de voir.

Bon mais malgré ça, petite mention aux Talibans fabricants de poussette (ah bah oui hein, le spectacle entier tournait autour de ça) et la nounou gothique.
Je me suis bien marrée à certains moments, un peu moins à d’autres mais honnêtement, me connaissant je m’attendais à pouffer maximum 5 fois. Je suis bien loin devant !

Je ne sais pas si je vous recommande d’y aller ou pas.
Bon déjà parce que c’est complet un peu partout (mouahaha), parce que les places ne sont pas méga données et parce que je ne sais pas si vous, vous aimez les humoristes.
Mais aussi parce que je ne sais pas si je ne suis pas déçue par rapport à ce qu’elle faisait avant. Là pour le coup, je ne sais pas si c’est personnel, mais je l’ai trouvée vraiment trop insistante sur le fait que la naissance de sa fille a changé sa vie. Et là encore, sous-titre : je sais bien qu’une naissance change la vie des gens et que c’est fantastique et qu’on ne fait plus face aux situations comme avant, MAIS, je ne suis pas venue voir une nouvelle maman mais une humoriste. Et autant aborder le sujet de temps en temps me fait bien rire (mention spéciale au rappel d’ailleurs, l’imitation du bébé qui téléphone m’a pas mal plu), autant un spectacle de 2h là-dessus, si j’avais su (sû?) je n’aurai peut-être pas accepté d’y aller.

Mais bon, voilà quoi, une bonne soirée malgré tout.

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24 juin 2009

Peut-on être (vraiment) tendance avec un petit budget?

Classé dans : .:[ Blabla ]:. — morrigan @ 8:28

Alors voilà. Force est de constater qu’à présent la tendance est omniprésente. Parce que, d’après les magasines et autres journaux qui ont fait plein de recherches très sérieuses (?) à ce sujet, en période de crise, on cherche à embellir pour oublier qu’on est dans la merde (en gros, je vous jure que c’est ça qu’ils disent).

Et donc, outre les fringues/chaussures/sacs/soins exhorbitants chez les coiffeurs/salons de massage/toussa, maintenant la tendance c’est de se faire une maison top hype mais en même temps “cocoon”.
Moi je vois ça, vivant seule dans mon (grand quand même) appartement, en ayant marre des étagères Ivar de chez Ikéa (mais si, vous savez, les étagères les moins chères, modulables, en magnifique pin brut et qui pèsent en totalité même pas 10kg alors qu’il y en a sur tous mes murs) et de la déco “photophores partout parce que c’est une valeur sûre”, je suis contente, je me dis que je vais peut-être essayer de me calculer un budget déco.

Sauf que.
Les magasines ont ça de vrai : ils visent juste dans les prix indiqués dans les pages spéciales déco. Et là je parle des magasines féminins qui consacrent tous les mois quelques pages à la “déco top tendance sans se ruiner, si si on vous jure venez voir c’est pas cher”.
Mais c’est où, le rayon “pas cher”? Aaah oui je vois vaguement un 14,90€ là au milieu de la page. Ah, c’était une cuillère. Oh, un joli mais déjà presque hors budget 39,95€ ! Ah ben oui, une bougie.
Le tout perdu dans un amalgame de magnifiques sculptures/dessous de plat/canapés/coussins/cadres/et j’en passe dont le prix moyen tourne autour de 130€. Par article hein.

Alors non, la déco c’est pas “pas cher”, c’est pas “sans se ruiner”, c’est pas “les méga trouvailles qui sont des affaires en or”, sauf si on a un budget qui n’est pas petit comme on nous le promet souvent.
Même les magasins cheap style Gifi ne proposent pas de prix particulièrement attractif, ou alors c’est assez moche. Remeubler ma maison en moche parce que c’est moins cher que le joli, non merci, je vais garder mes étagères modulables à trous intégrés.
Et les brocantes/boutiques vintage (pour la déco comme pour les fringues d’ailleurs) c’est pas du tout “pas cher”.

Mais donc un petit budget c’est quoi?
Visiblement moi j’ai un budget négatif si je me base là-dessus. Suis-je la seule à trouver que tout est atrocement cher pour peu qu’on veuille ne pas avoir l’air de sortir des années 90 (encore que ça revienne à la mode, à mon grand désespoir)?

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19 juin 2009

La folie du bio

Classé dans : .:[ Blabla ]:. — morrigan @ 19:19

Ca fait longtemps que j’ai constaté ça mais je viens de voir une des pubs TV pour les produits Bio Auchan et ça m’y fait penser.

Donc le bio.
De belles promesses, des produits sains, sans pesticides et autres, contrôlés, etc. Sur le papier, c’est chouette.
Malheureusement, déjà force est de constater au rayon des fruits et légumes que ces petites merveilles sont moches. Ben oui, on est habitués aux énormes carottes, aux oranges grosses comme des pamplemousses. Et là, des mini-poivrons biscornus et des citrons vilains comme tout et de la taille d’une balle de golf, ça ne fait pas rêver. Tous les produits bio ne sont pas comme ça bien sûr, et ayant vécu à la campagne je sais bien que dans un verger “artisanal”, les fruits et légumes ressemblent souvent à ça.  Mais il faut bien avouer qu’à regarder, les bons gros légumes traités et élevés en serres industrielles sont plus jolis et plus attirants.

Mais s’il n’y avait que ça, il n’y aurait aucun problème, on aurait l’impression d’avoir fait une razzia dans le jardin de Mémé, ça serait cool.

Mais les prix, quoi.
Non, je suis désolée, je ne peux pas me permettre (et je doute être la seule) de payer 4,5€ le kilo de carottes (oui j’achète beaucoup de carottes) ou 12€ le kilo de cerises en pleine saison.
Non, je ne peux pas acheter du lait à 1,25€ le litre (vu qu’ils en font la pub à la télé, je ne me gêne pas pour rapporter l’exemple ici) quand le lait Auchan ou Carrefour me coûte la moitié de ce prix. Et encore, là je n’ai pas de “grandes marques” pour comparer, mais ça me fait peur rien que d’y penser.

Alors le bio, c’est bien, ça c’est une certitude.
Mais pour que la plupart des foyers puissent en bénéficier il faudrait aussi que ça ne coûte pas si cher.
Et quand on me dit (toujours à la télé) que ces produits sont “bios, bons, beaux et pas chers”, je me marre doucement. Surtout quand on nous rabâche juste après que c’est la crise et qu’on n’a pas de sous.

Moi, le bio, je m’y mettrai quand ça ne coûtera pas le double voire plus du prix des produits industriels.
Je n’y vois pas assez de différence (il y en a, c’est certain, je ne les dénigre pas) pour me payer le luxe d’acheter un kilo de patates à 5€.

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17 juin 2009

Toutes les bonnes choses ont une fin

Classé dans : .:[ Blabla ]:. — morrigan @ 8:47

Mais d’accord, parfois cette fin est un peu précipitée.

Donc je vous annonce que mon égo et moi sommes de nouveau brouillés, et ce depuis hier soir (aux environs de 20h, heure à laquelle il a claqué la porte, me laissant en tête-à-tête avec mon fer à repasser).

Rassurez-vous (et dégoûtez-vous, c’est selon), rien à voir avec des articles passés, ni avec certaines personnes en particulier, du moins pas avec quelqu’un évoqué ici. Désolée, vous n’aurez pas ce pouvoir sur moi :]
Et non, tiens, je le glisse au passage, je ne regrette rien à part le fait que ce soit si facile de généraliser sur quelques lignes. Mais bref, ce n’est point le sujet ici, je retourne parler de moi, moi et re-moi (mon petit monde autour de mon petit nombril, n’oublions pas).

Non mais sérieusement, j’en ai marre de toujours me comparer aux gens. Parce que même chez la nana la plus moche, qui fout rien de ses journées par choix (ouais non maintenant faut préciser, c’est pour ça que mes articles font 20kilomètres de long maintenant) etc, je trouve toujours quelque chose de mieux que moi.
Alors dans un sens c’est beau, je vois toujours le petit détail qui rend la personne exceptionnelle, mais comment dire. C’est bien pour mon entourage, ça c’est sûr qu’avec moi leur égo va bien quand l’occasion s’y prête.
Sauf que j’aimerai bien arrêter un peu mes sublimations des autres, et arriver enfin à trouver un truc bien chez moi.

Oui, vous avez vu comme je suis versatile, un jour tout va bien je suis la meilleure, et le lendemain je ne suis qu’une pauvre merde qui rate sa vie. Cachez vos sourires, mes visiteuses d’un jour spécial polémique.
Sauf que c’est vraiment pénible.
Ce que je ressentais hier, je ne me souviens pas l’avoir ressenti déjà auparavant. Sincèrement. Justement, c’était tellement étrange que j’y ai réfléchi pour savoir quand, pour la dernière fois, je m’étais sentie aussi en confiance avec moi-même. Et impossible de retrouver, donc c’est que ça fait fort fort longtemps (et à ce stade-là on compte en décennies, même si je n’en ai pas beaucoup à mon actif).
Donc bon… une demie-journée de confiance contre 10 ans de repli et d’insatisfaction envers moi-même, ça va, je ne devrai pas vous emmerder de sitôt avec mon égo.

Mais c’est vraiment pénible, ça me bouffe réellement tout ça.
Surtout qu’honnêtement, je savais qu’on ne s’entendrait pas très longtemps (mon égo et moi, toujours), mais je ne me doutais pas que ça ne durerait qu’une demie-journée. J’aurai bien aimé avoir la soirée tranquille avec lui et la nuit aussi, tant qu’à faire, quitte à me réveiller ce matin sans lui, mais j’aurai pu savourer une minuscule petite demie-journée.
Mais non. Peut-être qu’à force de me dire que c’était tellement bizarre, l’auto-persuasion a fait son oeuvre et ce moment tant redouté est arrivé plus tôt que prévu?

Toujours est-il que j’en ai marre de me comparer aux gens, en voyant une réussite que je n’arrive pas à voir chez moi.
Oui je sais, ça va faire plaisir à beaucoup de lire ça, mais faites-vous plaisir hein, au moins ça aura servi à quelque chose.

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16 juin 2009

Mon égo et moi sommes (momentanément) réconciliés.

Classé dans : .:[ Blabla ]:., .:[ Challenges ]:., .:[ Photo ]:. — morrigan @ 18:07

Non, je vous rassure, ça ne durera pas, mais je savoure tellement ce moment que je me dois de vous saoûler avec ça.

Ceux qui me connaissent (et par là j’entends bien ceux qui me connaissent vraiment, pas simplement ceux qui lisent mon blog dès que je poste un article polémique bien qu’ils prétendent me connaître sur le bout du clavier) savent à quel point mon égo et moi sommes brouillés. Au point qu’il a même décidé de faire sa vie ailleurs, loin de mon gentil appartement douillet. Il est même en colocation avec ma chance, c’est dire.

Bref, je n’aime pas ce que je fais, et même si j’essaie parfois de me persuader du contraire, je trouve que tout ce que je fais est merdique.
Parfois un peu moins, mais dans l’ensemble, on me montre ce que je fais et je détourne les yeux pour ne pas me lancer dans un commentaire déchaîné (dans le mauvais sens pour ceux qui ne suivent pas).
Et non, ce n’est pas de la fausse modestie, encore une fois ceux qui me connaissent savent que je suis sincère dans ce que je pense, que j’en suis intimement convaincue, et que j’ai un vrai problème pour apprécier ce que je fais (dans le sens “production”, je ne parle pas de mon domaine d’activité).

Enfin donc, il se trouve qu’aujourd’hui mon égo et moi avons repris contact, et c’est fou ce qu’on s’était manqué. En fait je crois qu’on ne s’était jamais vraiment entendus lui et moi.

Premièrement, j’ai aujourd’hui remis à une personne qui m’avait confié ses tirages (photos grand format) pour que je les lui repique (note du traducteur : que je les restaure, les “nettoie” de toutes les tâches dues à des poussières sur le négatif lors du tirage, bref c’est un travail de haute précision que j’ai la chance de savoir faire). Ces tirages sont très importants, ils font partie d’un dossier qu’il présente et qui est très important lui aussi.
Et donc après moultes heures passées à travailler, le résultat est là : il est ravi, me remercie et me félicite, montre le travail à plein de gens, et m’encense même devant mon prof.
Ca fait du bien. (et en plus, ce mec, je le savais déjà, est adorable : il m’autorise à utiliser les scans de ses tirages pour mon book de repique)

Je pars donc de l’école contente, le sourire aux lèvres, pour aller au RDV que j’ai avec mon prof d’Histoire de la Photo, qui veut bien voir mes images. Je suis un peu honteuse, je n’ai jamais fait ça et n’étant pas du tout satisfaite de mon travail, souvent inachevé, j’angoisse un peu.
Il faut que j’y aille en bus (toujours parce que je ne peux pas trop me déplacer, et que je ne peux pas garer ma voiture près du lieu de RDV), donc me voilà grimpant dans le véhicule, et dégainant mon sublime porte-monnaie en peluche Totoro, je demande au conducteur un aller-retour s’il vous plaît.
Et le voilà qui me qualifie de “jeune fille” (et ça aussi ça fait du bien, quand on sait que ça fait entre 3 et 5 ans qu’on ne m’a appelée que “madame”), et malgré mon insistance, me fait voyager gratuitement (à 2€50 l’aller-retour, j’ai d’autant plus apprécié le geste), et m’assure qu’en cas de contrôle il me couvrirait.
Génial.

J’arrive juste à l’heure à mon RDV, je présente mes images, une vraie petite conférence, je m’auto-impressionne parce que je ne deviens (presque) pas toute rouge, je ne transpire pas comme un porc à l’étuvée et je ne bafouille pas, j’ai presque l’air sûre de moi.
Je précise que telle et telle série sont inachevées, que ce ne sont que des ébauches parce que je n’osais pas encore aller plus loin dans mes propos (photographiques hein, pas ce que je disais verbalement), que je comptais aller plutôt dans telle ou telle direction, et il semble approuver.
Et là, j’avais mis dans mon”book” (un CD gravé ce matin vite fait…) une série de portraits que j’avais faits, mais dont je n’étais pas très satisfaite. Mais D. (mon prof, mais que je considère plus comme une critique, un presqu’ami qui sait juger d’un travail photographique et artistique en général que comme un prof pur et dur) a adoré. Il a su mettre des mots sur mes images, et des mots justes. Des mots que je n’avais pas trouvé moi-même.
Il m’a même sorti un livre d’une photographe que je ne connaissais pas du tout, qui a fait (en mieux bien sûr, mais n’oublions pas que je débute et que je n’ai pas vraiment de matériel, notament au niveau des éclairages) une série qui est juste dans le même esprit, exactement le même, que la mienne. (nom de Dieu cette phrase est absolument indigeste, pardon).
Il m’a encouragé (et presque demandé) à continuer cette série dans le futur, et oui je vais le faire, et pousser vraiment là où je n’osais pas aller de peur que personne ne comprenne mon idée.
Il m’a dit qu’il pensait que j’avais bien le niveau pour passer directement en 3° année (haha on y revient, mais là pour le coup j’étais vraiment abasourdie par cette nouvelle).

Bref, il m’a donné une nouvelle vision de mon travail : je fais des choses biens. Des choses intéressantes. Certes jusque-là ce n’est pas digne d’être exposé, mais il en faut très peu que ça le devienne. Mes images ne sont pas creuses comme je le pensais (et comme on me l’avait souvent dit), et il suffit juste que j’arrive à me motiver pour qu’elles soient vraiment dignes d’être des photos de professionnel, qu’on expose et qu’on édite.

Je suis ressortie de là en tenant mon égo par la main et souriant comme un bênet.
Je suis remotivée. Ou plutôt je suis enfin motivée. Quelqu’un (qui n’est pas Biquet) croit en moi, aime mon travail, et pas seulement parce que oui je suis douée en technique. On m’a montré aujourd’hui que je peux ne pas être la sous-merde que j’ai été pendant 20 et quelques (ahem) années, que je peux faire quelque chose, que je vaux quelque chose, et que oui, j’ai ma place, et réellement ma place au sein de l’élite auto-proclamée de l’ETPA.

Je vais passer mon été à bosser comme une malade, à produire, à retoucher, à dessiner mes idées que je ne peux pas réaliser dans l’immédiat, à me faire mon site internet, à démarcher des labos/galeries/photographes pour leur proposer mes services.

Je peux y arriver !

(ceci jusqu’à la prochaine dispute avec mon égo)

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14 juin 2009

Un grand mystère : les colorations capillaires

Classé dans : .:[ Blabla ]:. — morrigan @ 17:52

Alors voilà, je pense vraiment que c’est une malédiction, à ce stade-là, si on cumule tout ce qui foire alors que ça ne devrait pas :]

Il se trouve que pour la 3° fois d’affilée, j’ai encore raté ma coloration faite à la maison.
Juste, je sais faire une couleur, ça fait genre 10 ans que je m’en fais (plus ou moins réussies mais dans l’ensemble c’est surtout le choix de coloris qui est hasardeux).
Mais là, les trois dernières, pourtant censées être sensiblement de la même teinte, ont été plus que fluctuantes.

La première a été roux foncé. La seconde marron-violet-rouge.
Et là, ô surprise, moi qui m’attendais à avoir un châtain foncé aux reflets miel, me voilà avec une sublime crinière noire.
(et oui j’ai bien respecté le temps de pose indiqué)

Je suis maudite =_=

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